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Pensionnats du Canada: Rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, Volume 3
By Commission de vérité et réconciliation du Canada. 2015
Entre 1867 et 2000, le gouvernement canadien a placé plus de 150 000 enfants autochtones dans des pensionnats d’un bout…
à l’autre du pays. Les autorités gouvernementales et les missionnaires étaient d’avis qu’afin de « civiliser et de christianiser » les enfants autochtones, il fallait les éloigner de leurs parents et de leur communauté d’origine respective. La vie de ces enfants au pensionnat était empreinte de solitude et d’exclusion. La discipline y était stricte et le déroulement du quotidien, lui, fortement régenté. Les langues et les cultures autochtones étaient dénigrées et réprimées. L’éducation et la formation technique prenaient trop souvent la forme de corvées et de tâches ménagères assurant l’autonomie des pensionnats. La négligence à l’égard des enfants fut institutionnalisée et le manque de supervision donna lieu à des situations où les élèves furent victimes de sévices physiques et sexuels. Une poursuite judiciaire déposée par les anciens pensionnaires a mené, en 2008, à la mise sur pied de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Étant l’aboutissement de plus de six ans de recherche, le rapport final de la Commission présente l’histoire des pensionnats ainsi que leur héritage, et trace la voie de la réconciliation. Pensionnats du Canada : L’expérience métisse rend compte de la longueur et de la complexité de l’expérience des Métis dans les pensionnats du Canada. Celle-ci ne met pas seulement en cause le gouvernement fédéral et les autorités religieuses, mais aussi les administrations provinciales et territoriales. Les Églises souhaitant convertir autant d’enfants autochtones que possible, elles ne s’opposèrent pas à l’admission d’enfants métis. À Saint-Paul-des-Métis, en Alberta, les missionnaires catholiques romains fondèrent au début du XXe siècle un pensionnat sur mesure pour ces enfants, tandis que les anglicans établissaient des foyers pour ceux du Yukon dans les années 1920 et 1950. La politique du gouvernement fédéral sur l’éducation des enfants métis était constamment redéfinie. À certains moments, le gouvernement considérait que les Métis faisaient partie de « classes dangereuses » que les pensionnats allaient civiliser et assimiler. Cette vision a mené à divers moments à l’adoption de politiques permettant l’admission de ces enfants. Toutefois, sur le plan de la juridiction, le gouvernement fédéral croyait que la responsabilité d’éduquer et d’assimiler les Métis revenait aux gouvernements provinciaux et territoriaux. Lorsque cette vision avait cours, les agents des Indiens avaient souvent l’ordre de retirer les enfants métis des pensionnats. Comme les gouvernements provinciaux et territoriaux hésitaient à fournir des services à cette communauté, de nombreux parents métis souhaitant faire instruire leurs enfants dans une école n’avaient d’autre option que de tenter de les faire admettre dans un pensionnat. Lorsque les gouvernements provinciaux ont commencé à fournir davantage de services d’éducation aux élèves métis après la Deuxième Guerre mondiale, bon nombre de ces enfants vivaient dans des foyers ou des pensionnats dirigés ou financés par ces mêmes gouvernements. Il reste beaucoup à faire pour déterminer l’impact que ces établissements ont eu sur les enfants métis, leur famille et leurs communautés, et pour corriger la situation.
Pensionnats du Canada: Rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, Volume I
By Commission de vérité et réconciliation du Canada. 2015
Entre 1867 et 2000, le gouvernement canadien a placé plus de 150 000 enfants autochtones dans des pensionnats d’un bout…
à l’autre du pays. Les autorités gouvernementales et les missionnaires étaient d’avis qu’afin de « civiliser et de christianiser » les enfants autochtones, il fallait les éloigner de leurs parents et de leur communauté d’origine respective. La vie de ces enfants au pensionnat était empreinte de solitude et d’exclusion. La discipline y était stricte et le déroulement du quotidien, lui, fortement régenté. Les langues et les cultures autochtones étaient dénigrées et réprimées. L’éducation et la formation technique prenaient trop souvent la forme de corvées et de tâches ménagères assurant l’autonomie des pensionnats. La négligence à l’égard des enfants fut institutionnalisée et le manque de supervision donna lieu à des situations où les élèves furent victimes de sévices physiques et sexuels. Une poursuite judiciaire déposée par les anciens pensionnaires a mené, en 2008, à la mise sur pied de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Étant l’aboutissement de plus de six ans de recherche, le rapport final de la Commission présente l’histoire des pensionnats ainsi que leur héritage, et trace la voie de la réconciliation. Pensionnats du Canada : L’histoire, partie 1, des origines à 1939 replace le système de pensionnats du Canada dans le contexte historique des campagnes européennes visant à coloniser et à convertir les Autochtones du monde entier. Dans le Canada post-confédération, le gouvernement adopta ce qui devint une politique de génocide culturel : suppression des langues et des pratiques spirituelles, perturbation des économies traditionnelles et imposition de nouvelles formes de gouvernement. Les pensionnats devinrent rapidement un élément central de cette politique. Le dessein destructeur de ces établissements fut décuplé par un sous-financement chronique et par des conflits incessants entre le gouvernement fédéral et les sociétés missionnaires, qui avaient le mandat d’assurer le bon fonctionnement de ces pensionnats. En raison d’un manque de leadership et de ressources, ces institutions ne purent maîtriser la crise de la tuberculose qui sévit durant presque toute cette période. Alarmés par des taux de mortalité élevés, de nombreux parents autochtones refusèrent d’envoyer leurs enfants dans ces établissements, ce qui poussa le gouvernement à adopter des règlements coercitifs sur la fréquentation. Alors que le gouvernement imposait une réglementation de plus en plus sévère à l’égard des parents, il en faisait bien peu pour régir la discipline, l’alimentation, la prévention des incendies et la salubrité dans les pensionnats. Il présidait, à la fin de cette période, un groupe pancanadien de foyers d’incendie latents n’ayant aucun objectif clair en matière d’éducation et qui étaient économiquement dépendants du travail non rémunéré d’enfants sous-alimentés et bien souvent malades.
Pensionnats du Canada: Rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, Volume 6
By Commission de vérité et réconciliation du Canada. 2015
Entre 1867 et 2000, le gouvernement canadien a placé plus de 150 000 enfants autochtones dans des pensionnats d’un bout…
à l’autre du pays. Les autorités gouvernementales et les missionnaires étaient d’avis qu’afin de « civiliser et de christianiser » les enfants autochtones, il fallait les éloigner de leurs parents et de leur communauté d’origine respective. La vie de ces enfants au pensionnat était empreinte de solitude et d’exclusion. La discipline y était stricte et le déroulement du quotidien, lui, fortement régenté. Les langues et les cultures autochtones étaient dénigrées et réprimées. L’éducation et la formation technique prenaient trop souvent la forme de corvées et de tâches ménagères assurant l’autonomie des pensionnats. La négligence à l’égard des enfants fut institutionnalisée et le manque de supervision donna lieu à des situations où les élèves furent victimes de sévices physiques et sexuels. Une poursuite judiciaire déposée par les anciens pensionnaires a mené, en 2008, à la mise sur pied de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Étant l’aboutissement de plus de six ans de recherche, le rapport final de la Commission présente l’histoire des pensionnats ainsi que leur héritage, et trace la voie de la réconciliation. Pensionnats du Canada : La réconciliation documente la complexité de la réconciliation en présentant les constatations tirées des témoignages des survivants des pensionnats et d’autres participants aux activités et aux audiences de la Commission. Pour de nombreux Autochtones, la réconciliation passe par l’apaisement des familles et des collectivités, et par la revitalisation des cultures, des langues, de la spiritualité, des lois et des systèmes de gouvernance. Pour les gouvernements, l’institution d’une relation respectueuse suppose le démantèlement d’une culture politique et bureaucratique séculaire s’appuyant, trop souvent, sur des notions d’assimilation dépassées. Quant aux Églises, un engagement à long terme envers la réconciliation passe par la réparation des actes dévastateurs commis dans les pensionnats, le respect de la spiritualité des Autochtones et le soutien à leur lutte pour obtenir justice et équité. Les écoles doivent enseigner l’histoire canadienne en favorisant le respect mutuel, l’empathie et le dialogue. Les jeunes doivent savoir ce qui s’est passé dans les pensionnats et connaître la riche histoire et les connaissances collectives des peuples autochtones. Ce volume fait aussi ressortir le rôle de la mémoire, de la société canadienne, du secteur privé et des organismes à but non lucratif certes, mais aussi des médias et de la communauté sportive, dans le processus de réconciliation. La Commission presse le Canada d’adopter la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones en vue de mener à bien la réconciliation. Victimes de violence et de discrimination, les peuples autochtones ont pourtant des droits conférés à chacun en plus des droits issus de traités, et ces derniers ont un rôle crucial à jouer dans la réconciliation. Tous les Canadiens doivent comprendre en quoi les approches traditionnelles de la résolution de conflits, la réparation des préjudices et la restauration des relations des Premières Nations, des Inuits et des Métis peuvent orienter le processus. Les appels à l’action de la Commission établissent des mesures concrètes à prendre pour que nos descendants puissent vivre ensemble dans la dignité, la paix et la prospérité, sur ces terres désormais communes.
Honorer la vérité, réconcilier pour l’avenir
By Commission de vérité et réconciliation du Canada. 2015
Entre 1867 et 2000, le gouvernement canadien a placé plus de 150 000 enfants autochtones dans des pensionnats d'un bout…
à l'autre du pays. <P><P>Les autorités gouvernementales et les missionnaires étaient d'avis qu'afin de « civiliser et de christianiser » les enfants autochtones, il fallait les éloigner de leurs parents et de leur communauté d'origine respective. <P> La vie de ces enfants au pensionnat était empreinte de solitude et d'exclusion. La discipline y était stricte et le déroulement du quotidien, lui, fortement régenté. Les langues et les cultures autochtones étaient dénigrées et réprimées. L'éducation et la formation technique prenaient trop souvent la forme de corvées et de tâches ménagères assurant l'autonomie des pensionnats. La négligence à l'égard des enfants fut institutionnalisée et le manque de supervision donna lieu à des situations où les élèves furent victimes de sévices physiques et sexuels. <P> Une poursuite judiciaire déposée par les anciens pensionnaires a mené, en 2008, à la mise sur pied de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Étant l'aboutissement de plus de six ans de recherche, le rapport final de la Commission présente l'histoire des pensionnats ainsi que leur héritage, et trace la voie de la réconciliation. <P> Honorer la vérité, réconcilier pour l'avenir résume les six volumes constituant le rapport final de la Commission. Il assimile les pensionnats à l'instrument d'un génocide culturel et indique, par le fait même, que ces pensionnats s'inscrivaient dans le cadre plus large de la politique colonialiste du gouvernement canadien à l'égard des peuples autochtones. <P> Le rapport établit de quelle façon le sous-financement chronique a mené à des conditions de vie malsaines et à des taux de mortalité bien plus élevés que ceux caractérisant le reste de la population canadienne d'âge scolaire. De plus, il indique clairement que le gouvernement avait été avisé des conséquences de ses politiques et que d'autres options lui avaient été proposées, options qu'il a choisi d'ignorer et qui auraient pourtant réduit le taux de mortalité au sein des pensionnats. Les perturbations que ces pensionnats ont causées aux élèves autochtones, à leur famille et aux collectivités sont encore palpables à ce jour. Elles se mesurent par la perte des langues et des liens familiaux dans les communautés autochtones, ainsi que par les écarts qui continuent de séparer les Autochtones et les non-Autochtones du Canada sur les plans de la santé, de l'éducation et de l'emploi. La réconciliation permettra de reconnaître que les pensionnats faisaient partie d'un ensemble plus large de politiques visant à priver les Autochtones de leurs terres, de leur culture, de leur vie spirituelle et de leurs propres gouvernements. Les quatre-vingt-quatorze appels à l'action de la Commission établissent des mesures concrètes à appliquer pour réparer la relation tourmentée qui unit les peuples autochtones à la Couronne, et pour établir des rapports harmonieux entre Autochtones et non-Autochtones.
Pensionnats du Canada: Rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, Volume 5
By Commission de vérité et réconciliation du Canada. 2015
Entre 1867 et 2000, le gouvernement canadien a placé plus de 150 000 enfants autochtones dans des pensionnats d’un bout…
à l’autre du pays. Les autorités gouvernementales et les missionnaires étaient d’avis qu’afin de « civiliser et de christianiser » les enfants autochtones, il fallait les éloigner de leurs parents et de leur communauté d’origine respective. La vie de ces enfants au pensionnat était empreinte de solitude et d’exclusion. La discipline y était stricte et le déroulement du quotidien, lui, fortement régenté. Les langues et les cultures autochtones étaient dénigrées et réprimées. L’éducation et la formation technique prenaient trop souvent la forme de corvées et de tâches ménagères assurant l’autonomie des pensionnats. La négligence à l’égard des enfants fut institutionnalisée et le manque de supervision donna lieu à des situations où les élèves furent victimes de sévices physiques et sexuels. Une poursuite judiciaire déposée par les anciens pensionnaires a mené, en 2008, à la mise sur pied de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Étant l’aboutissement de plus de six ans de recherche, le rapport final de la Commission présente l’histoire des pensionnats ainsi que leur héritage, et trace la voie de la réconciliation. Pensionnats du Canada : Les séquelles décrit ce que le Canada doit faire s’il veut surmonter les séquelles tragiques de l’existence des pensionnats et prendre la voie de la réconciliation avec les premiers peuples du pays. Pendant plus de 125 ans, les enfants autochtones ont souffert de mauvais traitements et de négligence dans des pensionnats dirigés par le gouvernement du Canada et les autorités religieuses. Arrachés à leur famille et leur communauté respective, ils ont été enfermés dans d’immenses établissements, un cadre effrayant où ils étaient déconnectés de leur culture et punis lorsqu’ils parlaient leur langue maternelle. Des maladies infectieuses ont coûté la vie à de nombreux élèves et ceux qui ont survécu l’ont fait dans des conditions pénibles et débilitantes. Dans la plupart des pensionnats du Canada, la compassion et l’éducation étaient des denrées rares. Bien que le Canada ait présenté des excuses officielles pour le système de pensionnats et dédommagé ses survivants, les séquelles dommageables de ces établissements sont encore perceptibles aujourd’hui. Ce volume porte sur l’ombre projetée par les pensionnats sur l’existence des Canadiens autochtones, plus susceptibles que le reste de la population canadienne de vivre dans la pauvreté, d’être en mauvaise santé et de mourir plus jeunes, plus susceptibles aussi de se faire retirer leurs enfants et de connaître la vie en prison. C’est aussi dans les pensionnats que résident les causes de la disparition de nombreuses langues autochtones et de l’érosion des traditions culturelles.
Pensionnats du Canada: Rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, Volume I
By Commission de vérité et réconciliation du Canada. 2015
Entre 1867 et 2000, le gouvernement canadien a placé plus de 150 000 enfants autochtones dans des pensionnats d’un bout…
à l’autre du pays. Les autorités gouvernementales et les missionnaires étaient d’avis qu’afin de « civiliser et de christianiser » les enfants autochtones, il fallait les éloigner de leurs parents et de leur communauté d’origine respective. La vie de ces enfants au pensionnat était empreinte de solitude et d’exclusion. La discipline y était stricte et le déroulement du quotidien, lui, fortement régenté. Les langues et les cultures autochtones étaient dénigrées et réprimées. L’éducation et la formation technique prenaient trop souvent la forme de corvées et de tâches ménagères assurant l’autonomie des pensionnats. La négligence à l’égard des enfants fut institutionnalisée et le manque de supervision donna lieu à des situations où les élèves furent victimes de sévices physiques et sexuels. Une poursuite judiciaire déposée par les anciens pensionnaires a mené, en 2008, à la mise sur pied de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Étant l’aboutissement de plus de six ans de recherche, le rapport final de la Commission présente l’histoire des pensionnats ainsi que leur héritage, et trace la voie de la réconciliation. Pensionnats du Canada : L’histoire, partie 2, de 1939 à 2000 porte sur le système de pensionnats du Canada depuis la fin de la Grande Dépression jusqu’à la fermeture du tout dernier établissement, à la fin des années 1990. Ce volume montre que le sous-financement et les conditions de vie précaires caractérisant les premières années d’existence des pensionnats ont perduré alors même que la plupart des Canadiens jouissaient d’une période de prospérité et de croissance sans précédent. En raison d’un programme de financement des plus maigres, les repas servis dans les pensionnats de la fin des années 1950 étaient loin de satisfaire aux Règles alimentaires du Canada. La surpopulation, les mauvaises conditions sanitaires et le défaut de respecter les règles de sécurité incendie étaient des problèmes courants pendant cette période. Tandis que les autorités gouvernementales en étaient venues à considérer les pensionnats comme étant coûteux et inefficaces, les Églises, elles, étaient réticentes à autoriser leur fermeture. Ce n’est qu’à la fin des années 1960 que le gouvernement fédéral finit par livrer bataille aux autorités religieuses pour leur arracher le contrôle de ce système. Souhaitant confier l’éducation des Premières Nations aux provinces, le gouvernement se heurta à l’opposition des organismes autochtones, qui demandaient « la maîtrise indienne de l’éducation indienne ». Après l’occupation d’un pensionnat albertain par des parents, un bon nombre d’établissements résistants passa sous administration autochtone. Le processus de fermeture des pensionnats coïncida avec un nombre grandissant de condamnations d’anciens membres du personnel pour agression sexuelle contre des élèves. Ces procès ont révélé toute l’ampleur du camouflage des sévices sexuels qui ont été infligés dans ces institutions. D’anciens élèves, qui se sont nommés les Survivants, ont mis sur pied des organismes nationaux et régionaux et ont été, en grande partie, le fer de lance de la campagne qui a mené le gouvernement fédéral à présenter des excuses en 2008 aux anciens pensionnaires et à leurs familles.
Pensionnats du Canada: Rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, Volume 4
By Commission de vérité et réconciliation du Canada. 2015
Entre 1867 et 2000, le gouvernement canadien a placé plus de 150 000 enfants autochtones dans des pensionnats d’un bout…
à l’autre du pays. Les autorités gouvernementales et les missionnaires étaient d’avis qu’afin de « civiliser et de christianiser » les enfants autochtones, il fallait les éloigner de leurs parents et de leur communauté d’origine respective. La vie de ces enfants au pensionnat était empreinte de solitude et d’exclusion. La discipline y était stricte et le déroulement du quotidien, lui, fortement régenté. Les langues et les cultures autochtones étaient dénigrées et réprimées. L’éducation et la formation technique prenaient trop souvent la forme de corvées et de tâches ménagères assurant l’autonomie des pensionnats. La négligence à l’égard des enfants fut institutionnalisée et le manque de supervision donna lieu à des situations où les élèves furent victimes de sévices physiques et sexuels. Une poursuite judiciaire déposée par les anciens pensionnaires a mené, en 2008, à la mise sur pied de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Étant l’aboutissement de plus de six ans de recherche, le rapport final de la Commission présente l’histoire des pensionnats ainsi que leur héritage, et trace la voie de la réconciliation. Pensionnats du Canada : Enfants disparus et lieux de sépulture non marqués est représente le premier effort systématique visant à compiler et à analyser les décès survenus dans les pensionnats, ainsi qu’à reconnaître l’existence de cimetières d’élèves ainsi que les caractéristiques de ceux-ci, dans le contexte réglementaire du fonctionnement de ces établissements. Dans le cadre de ses travaux, la Commission de vérité et réconciliation du Canada a créé le Registre national des élèves décédés dans les pensionnats. En raison des lacunes dans les données disponibles, ce registre est loin d’être complet. On a répertorié 3 200 victimes des pensionnats, mais le nombre réel de décès serait vraisemblablement beaucoup plus élevé. L’analyse a aussi démontré que les taux de mortalité dans ces établissements étaient bien supérieurs à ceux caractérisant le reste de la population canadienne d’âge scolaire. L’incapacité à établir et à mettre en œuvre des normes adéquates en matière de soins, conjuguée à l’absence d’un financement adéquat de ces institutions, se sont soldées par des taux de mortalité indûment élevés. Les hauts fonctionnaires du gouvernement et les autorités religieuses savaient très bien que les soins de garde que fournissaient les pensionnats étaient inadéquats. Rares sont les enfants décédés dans ces institutions qui ont été rapatriés dans leur communauté d’origine. On les enterrait plutôt au pensionnat ou dans les cimetières avoisinants, administrés par les missionnaires. Lorsque ces établissements et les missions fermèrent leurs portes, ces lieux furent abandonnés. Dans bien des cas, les communautés autochtones, les Églises et le personnel de l’époque ont pris des mesures pour réhabiliter ces cimetières et pour commémorer les défunts qui y sont enterrés. Toutefois, la plupart de ces sites sont laissés à l’abandon et n’attendent qu’à être profanés. Face à ce manque d’intérêt, la CVR propose de mettre sur pied une stratégie nationale pour documenter, valoriser, commémorer et protéger les cimetières des pensionnats.
Pensionnats du Canada: Rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, Volume 2
By Commission de vérité et réconciliation du Canada. 2015
Entre 1867 et 2000, le gouvernement canadien a placé plus de 150 000 enfants autochtones dans des pensionnats d’un bout…
à l’autre du pays. Les autorités gouvernementales et les missionnaires étaient d’avis qu’afin de « civiliser et de christianiser » les enfants autochtones, il fallait les éloigner de leurs parents et de leur communauté d’origine respective. La vie de ces enfants au pensionnat était empreinte de solitude et d’exclusion. La discipline y était stricte et le déroulement du quotidien, lui, fortement régenté. Les langues et les cultures autochtones étaient dénigrées et réprimées. L’éducation et la formation technique prenaient trop souvent la forme de corvées et de tâches ménagères assurant l’autonomie des pensionnats. La négligence à l’égard des enfants fut institutionnalisée et le manque de supervision donna lieu à des situations où les élèves furent victimes de sévices physiques et sexuels. Une poursuite judiciaire déposée par les anciens pensionnaires a mené, en 2008, à la mise sur pied de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Étant l’aboutissement de plus de six ans de recherche, le rapport final de la Commission présente l’histoire des pensionnats ainsi que leur héritage, et trace la voie de la réconciliation. Pensionnats du Canada : L’expérience inuite et nordique démontre que les pensionnats ont revêtu un aspect unique dans le Nord. En 1950, on ne comptait que six pensionnats et un foyer au-delà du soixantième parallèle. Avant 1950, le gouvernement fédéral avait confié les pensionnats nordiques aux sociétés missionnaires qui menaient principalement leurs activités dans la vallée du Mackenzie et au Yukon. Ce n’est qu’au cours des années 1950 que les enfants inuits ont fréquenté les pensionnats en grand nombre. En raison de l’énorme distance qu’ils devaient franchir pour se rendre aux pensionnats, certains d’entre eux furent séparés de leurs parents pendant des années. La mise en place de petits foyers, comme on les appelait, et de pensionnats de jour au sein de plus d’une douzaine de collectivités inuites dans la région est de l’Arctique amena de nombreux parents inuits à s’établir dans ces collectivités durant toute l’année pour demeurer près de leurs enfants, contribuant ainsi à la transformation radicale de l’économie et du mode de vie inuits. Les institutions nordiques n’évoquent pas tous les mêmes souvenirs. Le personnel du Grandin College de Fort Smith et celui du Churchill Vocational Centre dans le nord du Manitoba ont été fréquemment cités pour leur rôle positif dans le développement et le soutien d’une nouvelle génération de dirigeants autochtones. Par contre, le legs de certains pensionnats, dont Grollier Hall d’Inuvik et Turquetil Hall d’Igluligaarjuk (bras Chesterfield), est bien plus sombre. Ces pensionnats ont été caractérisés par des régimes prolongés d’agressions sexuelles et de discipline stricte qui ont marqué pour la vie plusieurs générations d’enfants. Puisque les Autochtones forment une grande part de la population des territoires nordiques du Canada, l’impact que ces pensionnats ont eu a été fortement ressenti dans l’ensemble de la région. Et comme l’histoire de ces établissements est très récente, les répercussions intergénérationnelles et l’héritage de ceux-ci sont particulièrement intenses dans le Nord.